Entretien – Ecole de la Gendarmerie nationale

EOGNL’École des Officiers de la Gendarmerie nationale (EOGN) est centenaire : le centre de formation, installé à Melun, existe depuis 1901. Il est un domaine dans lequel l’EOGN fait également figure de doyenne : l’École fait  partie de ces établissements qui ont su sauter le pas avant beaucoup d’autres pour répondre positivement aux impératifs du XXIe siècle, ceux de l’écologique et du développement durable. Et Geb Solutions a été choisi pour appuyer une démarche éco-responsable.

Entretien avec l’Adjudant chef Gilbert Gracia, directeur de la Restauration de l’École des Officiers de la Gendarmerie nationale de Melun.

Depuis quand l’École des Officiers de la Gendarmerie nationale est-elle mobilisée sur le terrain de l’écologie et du développement durable ?

Le premier pas, nous l’avons fait il y a longtemps, au niveau du services restauration, et de la manière la plus simple qui soit : nous travaillons bien évidemment avec des produits bio, à hauteur de 20 à 30 % en moyenne sur l’ensemble de nos produits. Il y a une variable inchangée : le pain qui est sur nos tables, lui, c’est du bio à 100 % et tous les jours.

Pour ce qui est de notre engagement plus en avant, nous avons opté pour l’installation d’une machine Geb dans notre établissement en avril dernier.

Comment s’est fait ce choix ?

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Vidéo explicative sur le process

Une notice de la direction nous a été transmise pour passer à la vitesse supplémentaire et nous aligner sur les exigences du Grenelle 2 de l’Environnement. Ensuite, l’équation est simple : acquérir la machine de traitement des biodéchets, c’était entrer dans une démarche gagnante non seulement du point de vue écologique, mais aussi financier.

Du point de vue écologique, la machine nous fait entrer dans un processus simple : les déchets organiques sont introduits et traités en une dizaine d’heures. Par une technique de déshydratation, ils sont transformés en un substrat sec, indore, qui peut être utilisé comme fertilisant.

L’École de Gendarmerie, c’est 1000 couverts par jour (1200 en période haute, et jamais en dessous de 800) : tout cela fait beaucoup de matière organique à gérer, traiter, transporter… Nous voulions aussi être en quelque sorte précurseurs sur ces questions et l’application des nouveaux impératifs éco-responsables dans le domaine des armées et de la défense.

Quels bénéfices concrets reconnaissez-vous dans l’utilisation de la machine Geb ?

Lorsqu’il s’agissait de trier les restes dans nos assiettes, valoriser les déchets organiques, en s’efforçant de ne pas gâcher et de faire du compost, il était nécessaire d’avoir toute une batterie de personnes mobilisées sur ces tâches. Et il n’est pas possible de bloquer du personnel sur ces seules et uniques missions. Aujourd’hui, avec la machine, nous avons désigné une et une seule personne responsable, qui travaille par ailleurs à la plonge. C’est cette personne qui est chargée de vérifier le bon fonctionnement de la machine et d’enlever le substrat. La tâche est simple et ne mobilise pas à plein temps.

Que faites-vous du substrat fertilisant qui est produit par la machine ?

Nous n’avons pas d’utilisation directe du substrat. Aussi, nous avons retenu l’option offerte par Geb Solutions : un ramassage sur place du substrat organique, au prix de 50 euros la tonne. Auparavant, nos biodéchets, c’était une perte. Aujourd’hui, ils nous rapportent.

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