Pollution et routes encombrées dans les villes : des solutions plus efficaces que la circulation alternée

Fin mars, face à un pic de pollution particulièrement alarmant dans la capitale, les pouvoirs publics mettaient en application la règle de la circulation alternée à Paris et dans vingt communes avoisinantes. Le mécanisme d’action est simple : autoriser la présence sur les routes aux seules voitures immatriculées pair ou impair, selon la consigne, pour faire baisser les émissions de gaz d’échappement.

Si la mise en application de cette mesure a pu faire débat, notamment entre les instances décisionnelles (la Ville et le Gouvernement), tout le monde s’est accordé pour dire que le bilan de l’opération de restriction s’était avéré positif, indiscutablement. Mais il est tout aussi indiscutable que la méthode reste très limitée dans ses effets et correspond – malheureusement – à une réaction tardive.

La circulation alternée, c’est une solution limitée d’abord dans le temps : cantonnée à quelques jours voire une seule journée, l’opération de limitation de la circulation a pour but de corriger à la baisse un pic de pollution qui s’envole. En d’autres termes, la réaction arrive quand le danger est déjà là. Un plan d’action efficace implique obligatoirement une limitation sur la durée des véhicules en circulation. S’agit-il alors de permettre aux véhicules avec plaque d’immatriculation paire de rouler les lundi, mercredi et vendredi pour laisser les mardi et jeudi aux voitures immatriculées impair, en opérant un roulement dans les jours d’une semaine à l’autre ? La méthode, évidemment, est absurde et irréalisable.

Il existe néanmoins une autre façon de limiter le nombre de véhicules en circulation. Ici, il s’agit de limiter moins de véhicules sur un temps court et de faire perdurer leur non-circulation sur le temps long, non en interdisant, mais en rendant inutile leur circulation. Comment ? L’opération est plus simple qu’il n’y paraît et écologiquement logique. Les acteurs premiers de cette opération-sauvetage : tous les restaurateurs assurant un nombre de couverts conséquent au quotidien. Car oui, c’est dans le traitement intelligent des biodéchets issus des cuisines que réside l’un des leviers les plus efficaces de la lutte contre la pollution de l’air.

En optant pour un traitement in situ de leurs déchets organiques, par un procédé simple et efficace de déshydratation, les restaurateurs ont la possibilité de diviser par 5 le poids de leurs déchets organiques, lesquels contiennent jusqu’à 95 % d’eau. En choisissant cette solution, qu’opèrent directement les machines développées par Geb Solutions, le restaurateur met fin à un non-sens : la circulation de camions d’enlèvement qui transportent, dans leurs bacs à ordure, une quantité impressionnante… d’eau ! Ceux qui ont fait le choix de Geb Solutions et de la machine de déshydratation témoignent : chez Aria-Services, spécialiste de la restauration collective et des services hôteliers en région lyonnaise, on est passé de 15 containers de déchets par semaine à pas plus de 4 ! L’équation est simple : qui dit moins de containers dit passage moins fréquent des camions qui se chargent de leur enlèvement. Le type de véhicules concernés est peut-être très spécifique et ne correspond en rien à un panel complet de véhicules de particuliers. Mais l’activité des ramasseurs d’ordures est un fait de tous les jours et, appliquée à grande échelle, la solution de la déshydratation des biodéchets serait à même de jouer de manière non négligeable en faveur de la réduction de la circulation et de la pollution qui en émane.