Entretien avec José Segundo, directeur de D.S.E.

– Nous faisons le point avec nos partenaires

Depuis juillet 2010, la société D.S.E. se positionne comme l’un des promoteurs actifs d’outils et produits intégrant la logique développement durable dans le sud-est de la France. Son terrain d’action principal : les Alpes-Maritimes et Monaco, où D.S.E. – lire « Diffusion Solutions Écolo » – propose depuis maintenant cinq ans des produits chimiques bio destinés à l’entretien.

Image 16Si D.S.E. a récemment étendu son champ d’intervention pour couvrir les régions Haut-Rhin et Bas-Rhin, son expansion ne se limite pas à la seule composante géographique. Depuis trois ans, la société s’intéresse au traitement éco-responsable des biodéchets et a choisi de lier un partenariat direct avec Geb Solutions, pour distribuer ses machines de déshydratation des résidus organiques. José Segundo, directeur de D.S.E., fait le point avec nous sur la mise en place des nouveaux comportements face aux déchets organiques dans l’hôtellerie et la grande restauration.

 

Les nouvelles règles concernant l’obligation de tri et de valorisation des biodéchets pour la grande restauration, telles que posées par le Grenelle 2 de l’Environnement, sont en vigueur depuis bientôt 4 ans. Sont-elles aujourd’hui bien intégrées dans l’esprit des restaurateurs et des hôteliers de la région ? Ou reste-t-il une grande mission d’information à accomplir ?

Il y a une réelle progression. À l’heure actuelle, les hôtels de la région Alpes-Maritimes se montrent relativement bien informés en amont sur les nouvelles obligations qu’ils sont tenus de respecter, pour leurs activités de cuisine. Ils sont conscients également de l’évolution de ces règles dans le temps (la réduction progressive du volume de déchets organiques à ne pas dépasser). La réalité, c’est que la plupart des structures importantes ont désormais un service ou une personne dédiée aux problématiques du développement durable. C’est une porte d’entrée qui nous facilite la tâche, à nous, qui proposons les solutions concrètes. En 2014, les restaurateurs et hôteliers étaient moins nombreux à avoir une idée précise de l’évolution de la réglementation sur les biodéchets. Notre rôle d’information était donc plus important. En 2013, il était assez rare de trouver un professionnel de la restauration clairement au fait des nouvelles normes.

Cette prise de conscience est-elle accompagnée d’actions concrètes et complètes, au-delà de la simple mise aux normes pour son cas propre ?

Oui, nous constatons qu’il y a un véritable effet d’implication. Le service hôtelier ou le service de restauration qui acquiert une machine de traitement des biodéchets, pour respecter les nouvelles normes dans le cadre de sa propre activité, a tendance à parler de la solution que lui a choisi aux autres professionnels du secteur. Il y a donc un effet de bouche à oreille qui joue positivement.

Dans les cas les plus probants, nous avons certains clients qui organisent des visites sur leur site, pour montrer le fonctionnement de la machine qu’ils ont mise en place. C’est le cas de l’hôtel de luxe Grand Hyatt à Cannes, qui a organisé plusieurs visites de son installation, ou encore du restaurant Antartica au sein du parc aquatique Marineland à Antibes.

D.S.E. a joué un rôle précurseur dans toute cette dynamique éco-responsable au niveau régional.

En effet, nous avons fait partie du projet pilote MED-3R, destiné à soutenir le développement d’une gestion stratégique des déchets. Le projet est financé par l’Union européenne et géré à notre niveau par la métropole de Nice et la Chambre de Commerce et d’Industrie Nice-Côte d’Azur. D.S.E. a donc été mobilisée tôt et en amont.

Aujourd’hui, vous continuez à être très impliqués, en ne vous limitant pas à la simple livraison de machines.

Tout à fait, nous assurons un suivi après la livraison de chaque machine de déshydratation de déchets organiques. Nous allons sur place, chez le client, vérifier le bon déroulement de la formation du personnel et nous proposons même des sessions de rappels de formation.

Notre préoccupation est réelle : nous nous assurons que la machine que nous avons livrée est effectivement utilisée et qu’elle est utilisée tout le temps. Nous voulons éviter que l’outil soit délaissé en raison d’un manque d’information ou d’un désintéressement. Cela peut toujours se produire même si la machine de déshydratation mise au point par Geb Solutions est d’une simplicité d’utilisation étonnante.

Quels sont les grands paris et les grands succès à venir ?

Nous venons de remporter un appel à projet lancé par la métropole de Nice, ce qui représente une très bonne nouvelle puisqu’il s’agit d’un espace de 300 communes pour lesquelles il va falloir penser un réseau d’équipement efficace.

D’autres belles enseignes ont annoncé leur intérêt pour l’acquisition d’une ou plusieurs machines Geb Solutions. C’est le cas du Palais des Festivals de Cannes, du Centre hospitalier Princesse Grace à Monaco et de l’hôtel Carlton de Cannes, qui sont à l’étude.

Il faut noter que la mairie de Cannes – elle-même équipée d’une machine Geb (acquise par le biais de  Compass, qui gère ses repas) – a toujours été extrêmement sensible aux questions de développement durable, notamment sur le point de la gestion des déchets alimentaires. À l’heure actuelle, elle offre un vrai service de conseil aux hôteliers et restaurateurs sur toutes ces questions et participe de manière active au travail d’information.

Sur la douzaine de machines de déshydratation que vous avez pu placer jusqu’à présent, avez-vous eu des retours sur les gains concrets qu’apporte ce mode de gestion du déchet organique, au-delà du simple respect de la réglementation ?

Il y a clairement une équation financière gagnante qui peut se mettre en place. Nous le voyons avec  la ville de Porquerolles, dans le Var. On a ici une commune confrontée à un souci : l’enlèvement des déchets lui coûte très cher. Dans ce cas précis, on note qu’en faisant le choix d’acquérir deux machines de déshydratation Geb, la commune fait un investissement rentable, car l’enlèvement simple de ses déchets lui coûte une somme plus importante.