Demain : quand les César couronnent le grand documentaire sur l’intelligence écolo et sociétale

Le 26 février dernier, la 41ème cérémonie des César a sacré Demain, le film écolo de Cyril Dion et Mélanie Laurent, meilleur documentaire. Plus qu’un simple projet audiovisuel, Demain a tout d’une belle initiative à dimension politique, dont le but est de montrer qu’il est plus facile de sauver la planète que ce que l’on veut bien nous faire croire.

« J’espère que cette jeunesse va prendre le pouvoir et vraiment changer le monde et j’espère que l’humanité n’a pas dit son dernier mot. » C’est en ces termes que l’actrice et réalisatrice Mélanie Laurent a remercié le public et l’Académie des César, après que son documentaire Demain, co-réalisé avec Cyril Dion, a remporté le César du Meilleur documentaire de l’année 2015.

Ici, la phrase n’a rien d’une incantation naïve. Si on l’a entendue souvent, cette phrase, sans qu’elle ait toujours la force de la conviction profonde, elle ne signifie pas la même chose quand elle émane d’une équipe qui a sillonné plus d’une dizaine de pays pour dénicher et comprendre des solutions de vie alternatives, plus respectueuses de la nature, et qui ont le grand avantage d’être simples à mettre en oeuvre.

C’est bien cela – la simplicité de solutions dont on ne parle pas souvent – qui fait toute la différence et rend légitime, intelligent, le message de positivité : le constat de Demain, c’est que le dépérissement de la planète n’est pas une fatalité. L’action, c’est à petite échelle qu’elle peut et doit se faire. Dans un des portraits dressés dans le documentaire, trois petites phrases viennent tout résumer et mettre à plat le problème : « On ne s’est pas dit qu’on allait sauver la planète. C’était trop gros. On s’est juste dit : on va d’abord commencer par là où on se trouve. »

Et c’est ainsi que la démocratie se façonne des outils plus efficaces dans une petite bourgade en Inde, qu’un pays nordique assainnit son économie en conçevant sa propre monnaie ou que l’agriculture se pratique avec plus de bon sens sur le continent américain. Ce qui frappe le plus, ce sont les solutions qui, au final, ont émergé comme des évidences. Ainsi, dans la grande San Francisco, on a tout simplement décidé d’être plus actif sur la revalorisation des déchets, de sorte qu’aujourd’hui, 80 % des détritus – tous genres confondus – sont traités, recyclés, réutilisés. L’idée : ne plus jeter et détruire tout ce qui présente encore un potentiel d’utilisation.

Demain a été présenté aux chefs d’État du monde entier lors de la COP21. Son message, c’est pourtant que c’est à l’échelle locale – dans les familles, dans les communes, dans les villes – que se jouera la sauvergarde de la planète. Le bon sens, les initiatives individuelles, les actions simples : voilà ce qui permettra de faire de grandes choses.

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Chez Geb Solutions, nous avons aimé Demain et nous vons encourageons à aller voir le film en salles sans attendre.

où voir le film

 

 

Crédit photo : Affiche du film Demain, Mars Films