Selon Les Échos, le traitement intelligent des biodéchets doit encore gagner en ampleur

Peuvent encore (largement) mieux faire. C’est le bilan provisoire qu’établit la journaliste des Échos Marion Kindermans (spécialiste, notamment, des PME) sur la question du traitement des biodéchets par leurs producteurs. Le cas est étudié de façon précise dans un article publié en date du 27 avril dernier.

Depuis la mise en place de la réglementation qui impose tri et valorisation aux producteurs de biodéchets (de la cantine au restaurant étoilé, en passant par le self de l’entreprise et le supermarché),  les acteurs du secteur à avoir adapté leurs manières de fonctionner et leurs équipements sont apparemment encore trop peu nombreux. Chez Geb Solutions, on a pourtant pu constater que certaines figures engagées et d’ores et déjà convaincues par la question Développement durable prenaient les devants. Parfois, le restaurateur n’attend pas d’être au pied du mur et d’être directement concerné par les obligations de tri pour commencer à trier et valoriser. C’est le cas de Jacques Marcon, chef étoilé du sud de la France qui a fait preuve d’une volonté et d’un sens de l’initiative sans comparaison. Depuis juillet 2014, tous les restes alimentaires qui sortent de ses cuisines passent par un déshydrateur de biodéchets signé Geb. Au vu du nombre de couverts qu’il assure, le chef, au moment de sa décision, n’était pourtant pas encore obligé de trier. La démarche suscite beaucoup de respect dans la région.

Selon l’analyse des Échos, ce genre d’attitude fait malheureusement défaut à grande échelle. L’équation est déséquilibrée : peu de producteurs de biodéchets font le geste utile alors que les industriels sont de plus en plus nombreux à proposer des solutions de traitement. Défi pour l’avenir très proche : faire en sorte que le plus grand nombre profite des techniques de valorisation des biodéchets et les mette à bon escient.

Lire l’article du journal Les Échos du 27 avril 2016