L’Hôpital La Porte Verte à Versailles soigne également la planète…

TÉMOIGNAGE de  Hôpital La Porte Verte, Versailles

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Le milieu hospitalier concentre son énergie sur l’étude et le traitement de cas particuliers : c’est là sa mission, celle de soigner des individus-patients. Pourtant, certains établissements savent mener de front une opération « de soin » d’un autre genre, plus globale : celle qui prend le nom de « Dé- veloppement durable ». C’est le cas de l’Hôpital La Porte Verte, situé à Versailles, qui a décidé de mettre en place le traitement intelligent de ses biodéchets.

 

ENTRETIEN AVEC THÉO CHRISTOPHE, RESPONSABLE DES SERVICES ÉCONOMIQUES ET LOGISTIQUES DE L’ÉTABLISSEMENT.

En mars 2017, vous avez installé, au sein de votre établissement, deux machines Geb 100, procédant au traitement des biodéchets par déshydratation. Pourquoi avoir décidé de mettre en place cette solution ? Et comment étaient gérés les biodéchets issus de vos services de cuisine avant cette date ?

Théo Christophe : Avant l’étape Geb, nous suivions le schéma le plus simple, celui de la collecte plusieurs fois par semaine, par un prestataire dédié, de nos déchets, sans mise en place de l’étape de tri. Il est apparu très clairement que cette option « basique » de l’enlèvement de nos bacs de déchets était synonyme de prix réellement élevés en comparaison à une action de tri et de traitement sur place de nos biodéchets, comme le permet la solution Geb. Il faut noter que nous assurons, au jour le jour, 1 000 repas environ, toutes populations confondues (agents et patients). Cela représente en moyenne 190 kg de biodéchets à gérer chaque jour.

Entre nos premiers contacts avec les équipes de Geb et l’installation des deux machines Geb 100, une période d’un an s’est écoulée, pendant laquelle nous avons pu pousser plus loin nos comparatifs, envisager d’autres solutions et faire une étude financière complète. La solution Geb est apparue très clairement comme la plus intéressante sur le plan financier.

Comment est géré le remplissage et le fonctionnement de la machine au jour le jour ?

Tout le monde est impliqué à son niveau. Pour la première étape, celle du tri, les salariés et agents de l’hôpital qui profitent du self se chargent eux-mêmes de trier leurs restes à la fin du repas. Bien évidemment, pour ce qui est des plateaux-repas des patients, c’est le personnel dédié qui
se charge de séparer les déchets alimentaires des autres types de déchets. L’acheminement des résidus alimentaires vers les machines est assuré, de façon fluide, par plusieurs

personnes, agents responsables du traitement des déchets et plongeurs. Ce sont eux qui se chargent d’actionner les machines au quotidien, sachant que les deux machines sont toujours lancées en fin de journée, vers 17 heures, et fonctionnent 7 jours sur 7.

L’intégration des machines Geb dans la routine de travail s’est-elle opérée facilement ?

En réalité, seule l’étape de tri rallonge, de très peu, le temps mobilisé pour la gestion des biodéchets. Nous étions, de toute façon, déjà familiers de cet impératif de tri, de sorte qu’il n’a pas été très compliqué de mobiliser le personnel sur ce point. Le fonctionnement de la machine étant en lui- même d’une très grande simplicité, nous n’avons pas relevé de temps d’adaptation nécessaire : les choses se sont faites simplement et naturellement.

Une opération de sensibilisation sur la question du traitement responsable des biodéchets a-t-elle été menée ?

Nous avons très clairement présenté notre démarche à tous les échelons, afin de sensibiliser celles et ceux avec qui nous travaillons. Du comité de direction aux agents, en

passant par les cadres de direction, nous avons effectué des présentations claires, adaptées à chaque groupe, de sorte que tous comprennent le sens et l’importance de la démarche.

Cela a-t-il été facilité par une « conscience Développement durable » plus globale, déjà en place dans l’établissement ?

Oui, le choix de Geb Solutions et du traitement des biodéchets in situ, qui permet de supprimer une étape de transport de déchets négative en termes de bilan carbone, n’est qu’une seule de nos facettes Développement durable. L’Hôpital de La Porte Verte est accompagné – depuis deux ans et pour une période de deux ans encore – par un cabinet de conseil, du nom de Primum non nocere, pour
la mise en place d’actions Développement durable à différents niveaux.
L’un des grands projets futurs est, par exemple, l’installation de panneaux solaires sur les toits de l’établissement. Changer toutes les fenêtres de l’hôpital pour une meilleure isolation, et donc une meilleure gestion de l’énergie, est un autre chantier qui devrait être réalisé sous peu. Le chantier et le geste peuvent paraître simples, ils n’en demeurent pas moins essentiels et leurs répercussions positives directement constatables.C’est le même schéma d’efficacité que l’on reconnaît avec le déshydrateur de biodéchets de Geb Solutions.