Témoignage sur un projet d’équipe rentable et bon pour l’environnement

Centre hospitalier de Gisors (Eure) : quand la déshydratation des biodéchets est un pari largement gagnant

Sur la carte des établissements soumis aux obligations de traitement de leurs biodéchets, la structure « hôpital » est loin d’être celle qui représente le cas le plus simple : complexité particulière des établissements, diversité des équipes en action… Les dimensions ne sont pas les mêmes que celles qui définissent d’autres grands producteurs de biodéchets, comme le restaurant par exemple : dans le cas de l’établissement de soins, intégrer de nouvelles habitudes et de nouveaux outils, sur une question de Développement durable, est souvent un défi d’une autre ampleur. Pourtant, certains établissements réussissent à se transformer et à s’adapter avec une parfaite fluidité : c’est le cas du Centre hospitalier de Gisors, dans l’Eure, qui a fait le choix du déshydrateur de Geb Solutions et témoigne d’une expérience couronnée de succès.

MICHEL JONQUET, RESPONSABLE DES SERVICES TECHNIQUES, DES TRAVAUX, DES SERVICES LOGISTIQUES ET DU DÉVELOPPEMENT DURABLE, S’EST PRÊTÉ À L’EXERCICE D’UN PREMIER BILAN, TRÈS POSITIF, DE LA SOLUTION GEB SOLUTIONS, MISE EN PLACE SUR LE SITE DE GISORS EN FÉVRIER DERNIER.

Quel est le nombre de machines mobilisées au niveau du Centre hospitalier de Gisors et quelle est leur fréquence de fonctionnement ?

Michel Jonquet : Depuis le mois de février 2017, nous disposons de 3 machines Geb 30 qui sont toutes actionnées une à deux fois par jour, sur des cycles pouvant varier de 6 à 9 heures, en fonction du volume à déshydrater.

Comment votre choix s’est-il porté sur l’option de la déshydratation, telle que proposée par Geb Solutions ?

M.J. : Nous avons participé à plusieurs colloques avec des intervenants ayant un réel poids dans leur domaine, afin de cerner avec précision les différentes solutions existantes pour traiter intelligemment les déchets organiques. La solution du compostage, qui peut apparaître comme l’une des solutions les plus simples à mettre en place, a été très rapidement écartée, en raison des problèmes évidents de nuisibles (rats, souris, insectes) et de nuisances (odeurs).

Nous avons eu par ailleurs la possibilité d’effectuer une visite sur le site de l’Institut Pasteur à Paris, qui a lui-même fait le choix de Geb, et la solution technique du déshydrateur nous est très clairement apparue comme la plus pertinente : c’était de loin la solution la plus viable, avec une vraie perspective de réduction des déchets, entraînant un impact positif en termes de bilan carbone, grâce à la réduction du transport par camion de ces mêmes déchets.

Avez-vous décelé d’autres avantages dans le service proposé par Geb Solutions ?

M.J. : Pouvoir bénéficier d’un véritable accompagnement dans la mise en place d’une nouvelle logique de tri était très important pour nous. Il s’agissait sans aucun doute d’un des aspects les plus complexes pour l’intégration d’une nouvelle logique de traitement des biodéchets. La grande nouveauté était le besoin de trier les déchets à la source. Il y a eu, sur ce point, une intervention concrète et efficace des équipes Geb.

Comment le personnel a-t-il intégré les nouvelles obligations qui sont liées à l’apparition d’une nouvelle « politique sur les déchets » et d’un nouvel outil ?

M.J. : Des craintes tout à fait légitimes ont pu émerger sur ce point précis, celui de l’acceptation des nouveaux chaînons – la manipulation de la machine et le tri en amont – dans la logique de fonctionnement quotidienne du centre hospitalier. Mais, à nouveau, Geb a assuré une mission d’accompagnement complète, avec 3 formations assurées au sein de l’établissement. Nous avons nous aussi pris soin de sensibiliser toutes les équipes autour du projet, des équipes de direction au personnel directement impliqué dans la gestion des repas et des services de cuisine.

Nous aurions pu nous trouver face à une difficulté supplémentaire, puisque sur trois machines, deux sont gérées par les agents sous ma responsabilité, alors que la troisième est située au niveau d’un EHPAD qui fait partie du centre hospitalier mais dont le service hôtelier est confié à une société extérieure disposant de ses propres équipes.
Il y aurait donc pu y avoir une réticence sur ce site connexe : or, la machine de Geb Solutions a suscité la même adhésion auprès de notre partenaire.

Quel bilan chiffré est-il possible de tirer de la mise en place la solution Geb, neuf mois après l’installation du déshydrateur ? Les attentes en termes d’impact écologique sont-elles remplies ?

M.J. : Le premier bilan est extrêmement positif, non seulement en termes de répercussions écologiques mais aussi du point de vue financier. En 2016, sur la période courant de mars à juin, nous avons évacué 132 tonnes
de déchets ; sur la même période, en 2017, le volume
est réduit à 99 tonnes, avec ce que cela implique en réduction du nombre de collectes par camion, et donc en amélioration du bilan carbone.
Les chiffres sont peut-être encore plus parlants en termes d’économies financières. En comparant la période janvier- août sur les exercices 2016 et 2017, nous constatons une économie de 16 000 euros, permise par notre meilleure gestion de nos déchets. Le bénéfice se fait donc constater à deux échelles, celui de notre structure et celui de la communauté au sens le plus large.

 

 

Le déshydrateur en fin de cycle:
100 kg de déchets bruts sont transformés en 20 kg de poudre stabilisée, sèche et inodore.