Depuis un an déjà, l’Institut Pasteur valorise ses biodéchets

L’Institut Pasteur et le respect de l’environnement, ce n’est pas une histoire nouvelle : la fondation,  référence de longue date pour la recherche sur les microorganismes, les maladies et les vaccins, est signataire, depuis juin 2010, du Pacte Mondial des Nations Unies. Celui-ci inclut un volet Environnement et, depuis sa signature, l’Institut Pasteur livre chaque année un rapport qui fait le point sur les progrès qu’il a réalisé, sur chaque ligne défendue par le Pacte.

Parmi les actions qui comptent et qui confirment l’orientation éco-responsable de la maison Pasteur : le choix de valoriser ses biodéchets. Quels biodéchets ? Ceux qui sont issus des services de restauration en interne, à destination du personnel, pour un total de 25 000 couverts mensuels. Voilà un an déjà que l’Institut a sauté le pas – avant bien d’autres acteurs – en installant sur place, dans le 15ème arrondissement de Paris, dans les locaux historiques où a œuvré Louis Pasteur lui-même, deux machines Geb100. Ces machines, proposées par Geb Solutions, procèdent au traitement des déchets organiques par déshydratation. En fin de processus, une dizaine d’heures à peine, les machines livrent un substrat organique valorisable en compostage ou biogaz.

Pour les responsables de l’Institut Pasteur, il s’agissait tout d’abord de faire preuve de volontarisme et de comportement exemplaire en matière d’éco-responsabilité, en s’alignant sur la nouvelle réglementation à venir avant même d’y être contraint. Guillaume Soubigou, responsable du Pôle Propreté & Hygiène Campus au sein du Service Qualité – Environnement – Développement Durable, n’hésite pas à souligner des avantages pratiques qui ont leur importance : les déshydrateurs de biodéchets proposés par Geb Solutions permettent de réduire de 5 fois le volume des résidus alimentaires. « Moins de déchets alimentaires, cela veut dire moins de collecteurs de déchets à stocker. Et tout le monde sait qu’à Paris plus encore qu’ailleurs, le gain d’espace est un véritable défi ! » Conséquence directe : moins de collecteurs, c’est aussi un passage des camions d’enlèvement qui peut être plus espacé dans le temps. « L’Institut Pasteur côtoie directement d’autres bâtiments, ce n’est pas forcément l’idéal de voir passer à rythme régulier des camions sous les fenêtres de nos riverains; et c’est toujours un grand plus de réussir à désencombrer un peu les rues parisiennes, déjà saturées. »

Comment l’Institut Pasteur en est-il venu à traiter directement les résidus de ses repas in situ ? Au niveau du restaurant, une table de tri avait déjà été mise en place: en fin de repas, les convives sont invités à séparer eux-mêmes matières plastiques, verre, aluminium et autres déchets. Pour toutes les matières organiques, c’est très simple : elles sont regroupées dans l’assiette, qui repart avec le plateau. En cuisine, on se charge de déverser directement les restes dans les machines Geb pour les remplir et pouvoir initier un cycle de traitement.

Avec le fonctionnement extrêmement simple des machines, il n’a pas été bien difficile d’emporter l’adhésion des équipes. Et au niveau de la salle de restauration aussi, la méthode a séduit : si les convives ne sont pas en contact direct avec les machines, des spécialistes de Geb Solutions ont pris le temps de présenter la Geb100 et le processus de déshydratation des biodéchets, lors de la Semaine du Développement durable, l’an passé et lors de la Semaine Européenne de 2015. L’occasion aussi pour ceux qui fréquentent les tables du restaurant de découvrir le substrat organique valorisable en compost ou biogaz, obtenu à partir de leurs propres restes. Face à l’adhésion forte, l’Institut Pasteur a décidé de renouveler sa confiance à Geb Solutions.